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Avouez! La torture, c'est inhumain. Campagne 2013
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© Amnistie internationale Directeurs et directrices de la Section d'AI réunis pour envoyer un S.O.S. à l'Europe lors d'une rencontre à Vienne en 2013.


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ABDEL (SYRIE)
Abdel, un tailleur de marbre âgé de 37 ans, père de six enfants, a fui la ville d'Alep, en Syrie, en 2012. Il est arrivé en Libye. Craignant pour la sécurité de sa famille, il a décidé en 2014 de quitter ce pays.

« Le passeur a organisé les choses pour moi et ma famille. On est venu nous chercher et on nous a emmenés à la plage de Zuwara. Il y avait environ 300 Syriens dans le groupe, et à peu près 500 Africains, de diverses
nationalités. Tous les jours des Libyens qui s'occupaient de l'opération venaient sur la plage et nous terrorisaient avec leurs armes à feu. J'ai vu des Africains se faire tabasser, et certains ont même été battus à mort avec des morceaux de bois ou de métal. Ce sont les Africains qui subissaient le pire traitement, ils les traitaient comme s'ils n'étaient pas des êtres humains. »


Le moment venu, des hommes armés ont fait déplacer tout le monde près du rivage, où des bateaux pneumatiques attendaient.

«  Lorsqu'on nous a emmenés ma famille et moi vers le grand bateau, nous nous
attendions à ce qu'il soit plus gros, parce que nous étions si nombreux. Cela nous a tout de suite inquiétés. Il y avait trop de gens sur ce bateau. Le capitaine était l'un des passagers africains, ce n'était pas un vrai capitaine. Quand nous sommes partis nous pensions qu'il nous faudrait six ou sept heures pour traverser, mais le dimanche à midi nous n'étions toujours pas arrivés. Nous étions perdus.»

Amnistie internationale s'est entretenue avec Abdel, sa femme et ses enfants à Pozzallo, en Sicile, en
juillet 2014.



CONTEXTE
• De qui on parle
• Ouvrons nos portes aux réfugiés syriens
• Les personnes réfugiées et les migrantes lancent un SOS à l'Europe!
• Mythes et réalités
• Organisations d'accueil des réfugiés au Québec

Les personnes réfugiés et les migrantes lancent un SOS à l'europe!

Chaque année, de par le monde, des millions de personnes sont obligées de tout quitter.
Les conflits, la persécution ou la pauvreté sont à l’origine de leur départ forcé. Seul un petit nombre de ces personnes cherche refuge et une vie meilleure en Europe. 

Mais les pays de l’Union européenne (EU) sont de plus en plus déterminés à les empêcher d’entrer. Ces dernières années, ils se sont concentrés sur la construction de murs, réels ou invisibles. 

Opérations conjointes aux frontières grecques, surveillance de la Méditerranée, financement des programmes nationaux de contrôle des frontières ou coopération avec la Libye, la priorité de l’UE est donnée au contrôle.

Certains États ont contrôlé ou contrôlent encore leurs frontières au mépris des textes protégeant les droits humains. L’Italie a refoulé des réfugiés et des migrants en pleine mer de concert avec la Libye. La Grèce les maltraite en les renvoyant en Turquie.

Pour celles et ceux qui, complètement désespérés, ont tout de même pris le risque de l’exil, cette politique européenne les expose à encore plus de dangers.

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Migrants et réfugiés secourus par la marine italienne en août 2014.

Il est devenu très difficile de passer les frontières de la Grèce, de la Bulgarie et de Chypre. Seule option : passer par la mer.

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés : au moins 3 419 personnes ont perdu la vie sur la Méditerranée et en mer d’Égée (Grèce) en 2014! Il est estimé que 530 000 personnes ont tenté la traversée de la mer depuis le début 2015. De celles-ci, 3 000 ont perdu la vie.

En 2015, 70% des personnes arrivées de manière irrégulières en Europe sont Syriennes, 18% sont Afghanes et 4% sont Érythréennes.

 

 

 

 

 

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